• Atelier H.Audibert

Cohérence du langage lumineux de la ville du Havre

Mis à jour : 18 déc. 2020

Penser la mise en lumière comme au théâtre, à l'échelle de la ville,

d'une place ou d'un front de mer tout en créant des objets imaginés à l'échelle du piéton.


Les mâts Mingus dessinés pour la mise en lumière du Havre. Photo GIacomo Bretzel

Dans la réflexion concernant l’éclairage de la ville du Havre, l’atelier H.Audibert a pris soin de penser la mise en lumière comme celle utilisée au théâtre sur une surface de plus de onze hectares. Cela consiste à donner à voir et à élargir le champ de vision de l’usager. Dans ce projet urbain propre au Havre, cette mise en lumière a été réfléchie à échelle de différentes places revues et conçues par les ateliers Lion associés.


Chaque espace disposant de sa singularité, la mise en lumière devait y être adaptée afin d’apporter le plus grand confort aux piétons. Afin de répondre à ces exigences, l’atelier a ainsi dessiné des mâts appelés "Mingus". Ces mâts sobres et sans ornement ont été inspirés de ceux dessinés par Auguste Perret, architecte en charge de la reconstruction de la ville après-guerre.


Le centre-ville du Havre arbore une cohérence lumineuse. Photo Giacomo Bretzel

Ces lampes aux lignes pures portent trois sources de lumière LED orientables. Elles offrent ainsi plusieurs niveaux de lecture et types de lumière. Elles diffusent notamment une lumière d’ambiance avec un effet moiré créant un repère visuel perceptible de loin. Mais ces lampes sont aussi dotées de deux autres petits projecteurs qui orientent la lumière sur la zone à éclairer.



Dans la mise en lumière du Havre, l’atelier a donc misé sur une cohérence à plusieurs niveaux. Une cohérence avec la ville existence et son histoire architecturale mais aussi au sein du projet dans la mesure où la lumière devient un fil conducteur pour permettre à l’usager de déambuler confortablement entre les différents espaces.



Ce langage lumineux cohérent au sein d’un même espace urbain permet au piéton de distinguer distinctement la voirie, les cheminements piétons ou encore la végétation.

Il passe ainsi de places en places sans être dérangé dans sa déambulation nocturne et de pouvoir ainsi découvrir une autre facette de la ville, à laquelle il n’avait pas accès dans la journée.